Les entreprises durables attirent le talent

Les entreprises durables attirent le talent

Les entreprises ayant une politique climatique durable ont une (belle) longueur d’avance dans la guerre des talents. C’est ce que révèle l’étude menée par Acerta et le bureau d’études de marché Indiville en collaboration avec Bpact. Six travailleurs sur dix affirment que la présence ou l’absence de politique d’entreprise verte influence leur choix d’un employeur. En revanche, les entreprises sous-estiment l’importance que leurs collaborateurs accordent à la durabilité.

 8 collaborateurs sur 10 accordent une grande importance à la politique climatique

79 % des travailleurs estiment qu’il est important que l’entreprise pour laquelle ils travaillent prenne des mesures de lutte contre le changement climatique. Près d’un collaborateur sur cinq serait même prêt à quitter son employeur si ce dernier ne consent pas (assez) d’efforts sur le plan climatique. Les entreprises qui font des efforts ont un avantage évident dans le recrutement de nouveaux talents.

Les employeurs sous-estiment l’orientation écologique de leur personnel, toutes générations confondues

Une étude antérieure indique que les entreprises sous-estiment la valeur que les travailleurs attachent à l’environnement. Seuls un peu plus de 6 chefs d’entreprise sur 10 (64 %) pensent que le thème du climat est important pour leur personnel.

En outre, les entreprises pensent que ce thème est plus populaire auprès des jeunes générations, alors que les collaborateurs de toutes les tranches d’âge affirment accorder de l’importance à l’environnement. Il est même frappant de constater que la plus jeune génération considère le climat légèrement moins important (69 %) que les autres générations.

La politique climatique ne se limite pas à la mobilité

En adoptant une politique durable, les entreprises peuvent plus facilement convaincre les talents à venir travailler pour elles. Les employeurs en sont d’ailleurs conscients : 7 entreprises sur 10 (68,7 %) sont convaincues qu’une politique climatique contribue à attirer du personnel.

De plus, nous sommes arrivés à un point où le climat ne se limite plus à la seule mobilité. Le travailleur belge souhaite que son (futur) employeur fasse des efforts concrets pour l’aider à adopter un mode de vie plus durable. 61 % des personnes interrogées sont intéressées par une participation de l’employeur dans leur facture énergétique. Par ailleurs, 43 % souhaitent une contribution pour conclure des prêts verts pour la rénovation et 52 % pour souscrire un contrat d’énergie ou un achat groupé d’électricité verte.

Les travailleurs veulent participer à la définition de la politique climatique de l’entreprise

Selon l’étude, près de la moitié des entreprises (45 %) n’impliquent pas leurs collaborateurs dans leur politique climatique. Cependant, les travailleurs interrogés aimeraient avoir davantage leur mot à dire. En particulier dans les tranches d’âge 18-24 ans (70 %) et 25-35 ans (56 %), les travailleurs veulent avoir davantage voix au chapitre dans les choix écologiques (ou non) faits par l’entreprise.

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