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Beaucoup de Belges de plus de 60 ans ne sont pas prêts pour l’avenir

Deux seniors sur trois en Belgique ne sont pas préparés à leurs vieux jours. C’est ce que révèle une vaste étude de la Fondation Roi Baudouin, menée en collaboration avec Indiville et Bpact. Nombreux sont ceux qui souhaitent rester vivre chez eux, mais leur habitation n’est souvent pas adaptée. Par ailleurs, l’angoisse de dépendre d’une aide extérieure dans le futur augmente rapidement.

De nombreuses personnes de 60 ans ou plus remettent à plus tard des choix importants. Elles préfèrent ne pas réfléchir à un logement plus petit ou à l’assistance dont elles pourraient avoir besoin plus tard. Seul un senior sur cinq a déjà entrepris des démarches concrètes. C’est frappant, car la peur de devenir dépendant s’accentue : la moitié des personnes âgées déclarent être inquiètes à ce sujet.

Rester chez soi, mais dans une maison trop grande

La plupart des Belges veulent rester le plus longtemps possible dans leur propre logement. 82 % affirment ne pas vouloir déménager. Pourtant, le logement n’est souvent plus adapté à leur mode de vie. Environ 30 % des seniors vivent dans un logement qui est en réalité trop grand. De plus, de nombreuses habitations ne sont pas aménagées pour une personne éprouvant des difficultés à se déplacer.

Plus les gens vieillissent, moins ils ont envie de déménager. Chez les 60-64 ans, 31 % sont encore ouverts à l’idée d’un nouveau logement. Chez les plus de 75 ans, ce chiffre tombe à 7 %. Selon Saïda Sakali de la Fondation Roi Baudouin, les décisions concernant l’habitation sont souvent prises trop tard. « La planification de la prise en charge doit aussi devenir une planification du logement », explique-t-elle.

L’importance des amis et des voisins

L’étude montre également que les contacts sociaux sont primordiaux. Ceux qui ont de bons amis ou de bons voisins craignent moins l’avenir. Pourtant, un senior sur cinq risque de se retrouver isolé. 30 % indiquent qu’il leur est difficile de trouver de l’aide en cas de maladie ou qu’ils n’ont personne avec qui partager des moments de détente. 21 % se sentent seuls face à leurs soucis ou leurs angoisses, et 17 % ne peuvent compter sur personne pour obtenir un conseil personnel.

C’est pourquoi les chercheurs conseillent d’investir dans des quartiers conviviaux et des lieux de rencontre qui facilitent les échanges sociaux.