Une faible majorité de Belges estiment que les personnes en situation irrégulière devraient pouvoir obtenir un permis de séjour si elles travaillent. C’est ce que révèle une étude menée par l’Université de Liège, sur la base des données du Panel citoyen Bpact.
Un soutien accru en faveur des travailleurs
Les résultats montrent que 53 % des répondants sont favorables à une régularisation des sans-papiers qui ont un emploi. Pour les personnes exerçant un métier en pénurie, ce soutien atteint 54 %.
Une régularisation générale, dans le cadre de laquelle toutes les personnes sans papiers obtiendraient un statut légal, recueille beaucoup moins de soutien. Seules 20 % des personnes interrogées y sont favorables.
Selon le chercheur Jean-Michel Lafleur, ces résultats vont dans le sens du débat politique sur le travail et la migration. Beaucoup estiment que les sans-papiers qui travaillent contribuent à la société et doivent avoir la possibilité d’y séjourner légalement.
Répartition selon les préférences politiques
L’enquête révèle que certains électeurs de ces partis sont également ouverts à la régularisation. Ainsi, 38 % des électeurs de la N-VA sont favorables à un statut légal pour les sans-papiers qui travaillent.
Ce pourcentage est plus faible chez les électeurs du Vlaams Belang. Les chercheurs soulignent toutefois que le nombre d’électeurs du Vlaams Belang interrogés était limité. Il est donc difficile d’en tirer des conclusions aussi solides.
