La moitié des Belges s’inquiètent de la hausse du coût de la vie

La moitié des Belges s’inquiètent de la hausse du coût de la vie

La sérénité financière du Belge est à son niveau le plus bas depuis le lancement du Baromètre de la Sérénité Financière, en mars 2020. La moitié des Belges s’inquiètent de la hausse du coût de la vie et de leur situation financière. Ils sont également nombreux à redouter une nouvelle crise financière. La guerre en Ukraine, la flambée des prix de l’énergie et l’inflation sont au cœur des préoccupations.

Le Baromètre de la Sérénité Financière de l’assureur vie NN et du bureau d’études Indiville, en collaboration avec Bpact, est une mesure semestrielle reposant sur plusieurs indicateurs. Elle vise à évaluer notre niveau de sérénité vis-à-vis de nos finances. La dernière mesure, réalisée en mars 2022, montre pour la première fois une baisse de la sérénité financière depuis le lancement du baromètre.

Le Belge plus inquiet que l’année dernière

49 % des Belges se disent (très) inquiets de leur situation financière. C’est 12 % de plus que l’année dernière. Et cette appréhension concerne aussi l’avenir : en mars 2022, seuls 45 % des Belges envisageaient l’avenir avec optimisme, alors qu’ils étaient encore 56 % en mars 2021. De plus, 86 % redoutent une nouvelle crise financière. Cette crainte retrouve ainsi son niveau de mars 2020.

Bart Chiau, Expert senior chez NN et professeur à l’UGent, analyse : « Nous voyons clairement l’impact de l’actualité exceptionnelle. La couverture médiatique de l’inflation, de la guerre en Ukraine et de ses effets sur le coût de la vie sème le trouble. »

La hausse du coût de la vie au cœur des préoccupations

Entre octobre 2021 et mars 2022, le pourcentage de répondants inquiets de l’augmentation du coût de la vie est passé de 49 % à 56 %. Seuls 20 % de nos compatriotes se préoccupent peu de ce sujet. De même, l’effet de l’inflation sur notre épargne alarme 36 % des Belges.

Groupes vulnérables

Depuis octobre 2021, l’inquiétude monte surtout chez les plus de 50 ans. Mais l’étude révèle aussi une appréhension croissante au sein d’autres groupes : les personnes sans épargne (69 %), les personnes endettées (64 %), les femmes (59 %), les ouvriers (57 %) et les inactifs (56 %).

Filet de sécurité financier pour les groupes vulnérables

Pour limiter les dégâts, Bart Chiau appelle à prévoir un filet de sécurité financier pour les groupes les plus vulnérables. Il importe aussi que chacun surveille et évalue sa propre situation financière, afin de pouvoir intervenir à temps. La conjoncture actuelle est en effet très incertaine et imprévisible. Personne ne sait comment elle évoluera, ni quels défis nous attendent.

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