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7 entreprises sur 10 enregistrent déjà le temps de travail

À partir du 1er janvier 2027, les entreprises devront normalement enregistrer le temps de travail de leurs salariés. Une étude menée par Acerta, en collaboration avec le Panel citoyen Bpact et Indiville, révèle que près de 7 employeurs sur 10 le font déjà aujourd’hui, au moins en partie. Les employeurs sont divisés quant à cette nouvelle obligation. 43 % s’opposent à l’enregistrement obligatoire du temps de travail et 38 % y sont favorables. Près d’un employeur sur cinq n’a pas d’avis tranché. On observe également des différences marquées entre les régions. En Wallonie, 56 % des employeurs sont favorables à l’enregistrement obligatoire du temps de travail. En Flandre, la moitié (50 %) s’y oppose.

De nombreuses entreprises enregistrent déjà le temps de travail

Près de 70 % des employeurs enregistrent déjà aujourd’hui les heures prestées. 41 % le font pour l’ensemble de leurs travailleurs, par exemple à l’aide d’une pointeuse numérique ou d’une application. D’autres entreprises n’enregistrent que les heures de certains salariés, par exemple dans le cas d’un travail à temps partiel ou d’horaires flexibles.

L’enregistrement du temps de travail est le plus répandu dans le secteur social et dans les entreprises de production. Dans ces secteurs, près de 8 employeurs sur 10 utilisent déjà un système. Dans les entreprises de services, ce chiffre est d’environ 6 sur 10.

Les entreprises qui ne disposent pas encore d’un système complet privilégient généralement un mode de travail basé sur la confiance. Près de la moitié d’entre elles citent cette approche comme raison principale. Par ailleurs, 28 % affirment qu’il n’est pas nécessaire d’enregistrer le temps de travail.

Moins de réticence que prévu

Les employeurs qui n’ont pas encore mis en place de système de pointage craignent souvent que leurs travailleurs ne le perçoivent comme un contrôle supplémentaire. Les entreprises qui utilisent déjà un système de pointage sont moins nombreuses à faire état de réticences : seul un quart d’entre elles environ a reçu des réactions négatives de la part de ses salariés.

Laura Couchard, experte en enregistrement du temps chez Acerta, explique : « Les entreprises qui n’ont pas encore instauré d’enregistrement du temps se montrent réticentes, car elles s’attendent à ce que leurs travailleurs considèrent cela comme un mécanisme de contrôle indésirable, alors qu’ils préfèrent se baser sur un système de confiance. »

Selon Laura Couchard, l’enregistrement du temps de travail peut également présenter des avantages. Il permet notamment aux employeurs d’avoir une meilleure vue d’ensemble sur le nombre d’heures et d’heures supplémentaires prestées. Elle souligne cependant que les entreprises ont besoin de règles claires : « Les employeurs ont toutefois besoin d’un cadre juridique clair pour savoir exactement comment organiser l’enregistrement du temps de travail.»