Le patrimoine des ménages belges a de nouveau augmenté en 2025. C’est ce que révèle la rapport sur le patrimoine publié par Keytrade Bank et l’université de Gand, sur la base du panel citoyen Bpact. Le patrimoine médian s’élève désormais à 286 250 euros, soit une hausse de 3,3 % par rapport à l’année dernière.
Le patrimoine médian signifie que la moitié des ménages belges possède plus et l’autre moitié moins. Cette richesse comprend notamment l’épargne, les placements, l’immobilier et les voitures.
La hausse est toutefois bien plus modeste qu’en 2024. À l’époque, le patrimoine avait progressé de 11 %. En tenant compte de l’inflation de 2,4 %, il ne reste en 2025 qu’une croissance réelle inférieure à 1 %.
Selon le professeur Koen Ingelbrecht, cela s’explique principalement par le fait que les ménages sont plus endettés. « Nous constatons que les prix de l’immobilier continuent d’augmenter d’année en année », explique-t-il. Les ménages doivent donc contracter des emprunts plus importants pour acheter ou rénover. Le durcissement des normes énergétiques et la hausse du coût des matériaux de construction jouent également un rôle.
L’endettement moyen a augmenté de 16,5 % l’année dernière, pour atteindre 97 500 euros. Les prêts hypothécaires pèsent particulièrement lourd. Selon le rapport, cela rend les ménages plus vulnérables aux difficultés économiques, telles que la hausse des taux d’intérêt ou la baisse des prix de l’immobilier.
La résidence familiale reste le principal actif
Le logement en propriété reste la principale source de patrimoine des ménages belges. Pour la première fois, la résidence familiale représente plus de la moitié du patrimoine total. La valeur médiane d’un logement a augmenté de 8,3 % pour atteindre 325 000 euros.
Environ 3 ménages belges sur 4 sont propriétaires de leur logement. Il existe toutefois de grandes disparités entre riches et pauvres. Parmi les 20 % les moins fortunés, seul 1 ménage sur 4 est propriétaire de son logement.

Par ailleurs, de nombreux ménages disposent également d’une épargne et de placements. L’année dernière, de plus en plus de personnes ont à nouveau opté pour un livret d’épargne classique. Dans le même temps, les placements financiers ont fortement progressé. Les ménages les plus aisés sont ceux qui en profitent le plus, car ils investissent plus souvent.
De grandes disparités dans la richesse
Le rapport met également en évidence d’importantes disparités entre les ménages belges. Ceux qui possèdent moins de 6 200 euros font partie des 10 % les plus pauvres de la population. Pour figurer parmi les 10 % les plus riches, il faut disposer de près d’un million d’euros. « Un ménage belge sur dix est millionnaire », concluent les chercheurs.
En Belgique, les 5 % les plus riches détiennent même 44 % de toute la richesse. Les 50 % les plus modestes ne détiennent ensemble qu’à peine 5,5 % du patrimoine total.
Selon les chercheurs, de nombreux baby-boomers font actuellement une donation à leurs enfants et petits-enfants, contribuant ainsi à la stabilité de l’écart entre riches et pauvres au cours de l’année écoulée.
Les jeunes bénéficient de plus en plus souvent de l’aide de leur famille
Les jeunes ménages éprouvent de plus en plus de difficultés à acheter un bien immobilier sans l’aide de leur famille. De nombreux jeunes ont recours à des donations pour acheter une maison. Parmi la génération Z, 49 % bénéficient d’une donation pour l’achat d’un logement. Chez les millenials, ce chiffre s’élève à 40 %.
Cette aide financière peut couvrir jusqu’à 30 % de la valeur du logement. Selon le rapport, les donations gagnent en importance sur le marché immobilier.
Épargne en hausse et intérêt accru pour les cryptomonnaies
L’étude révèle également que les ménages ont constitué des réserves d’épargne plus importantes. Ainsi, 42 % des ménages disposent d’une épargne suffisante pour subvenir à leurs besoins pendant au moins 12 mois.
Par ailleurs, les jeunes continuent de s’intéresser aux cryptomonnaies. Le nombre de ménages détenant des cryptomonnaies a certes baissé, passant de 7 à 5 %, mais le montant moyen des investissements dans les cryptomonnaies a doublé pour atteindre 2 000 euros.
