Rotation interne des postes : la solution pour un lieu de travail plus attractif
Shot of a young businesswoman looking bored while working at her desk in a modern office

Rotation interne des postes : la solution pour un lieu de travail plus attractif

Tous les deux ans, le panel en ligne de Bpact est sollicité pour une enquête d’Acerta auprès des travailleurs belges. En septembre 2020, 2.072 travailleurs ont donc été interrogés sur leur expérience au travail. Selon les résultats du quatrième volet de cette enquête, les travailleurs ne sont pas particulièrement optimistes quant à leur avenir dans leur emploi actuel. La solution selon Acerta ? Misez sur la rotation des postes et restez toujours en mouvement.

Travailleurs peu optimistes quant à leur avenir

Près de 2 travailleurs belges sur 3 pensent qu’ils auront besoin de changement d’ici cinq ans. Seulement 1 sur 3 s’attend encore à faire son travail avec plaisir dans quelques années et à peine 3 sur 10 pensent qu’ils seront aussi performants qu’ils le sont actuellement. Les chiffres les plus interpellants concernent les travailleurs de moins de 35 ans.

37 % des répondants pensent qu’ils s’adapteront encore bien à leur emploi d’ici 5 ans et 36 % se voient encore auprès de leur employeur actuel. La crise du coronavirus influence clairement les chiffres. En 2018, 58 % étaient encore convaincus que l’adéquation entre eux et leur emploi serait encore là pendant quelques années et 6 sur 10 pensaient qu’ils seraient toujours aussi performants dans cinq ans.

Graphique 1 : Qu’attendent les travailleurs quand ils pensent à l’avenir (3 à 5 ans d’ici) ?

Tom Vlieghe, Director Acerta Consult : « Les employés se rendent compte qu’ils ne seront plus forcément aussi motivés et heureux qu’aujourd’hui. Un constat qui s’applique plus aux jeunes travailleurs qu’aux plus anciens et c’est logique. Les plus jeunes commencent à peine leur carrière. Ils ont aussi plus de chances de voir leur carrière évoluer. Mais d’une manière générale, les travailleurs sont de plus en plus conscients qu’une carrière n’est pas automatiquement sans fin ni un long fleuve tranquille. Les travailleurs se rendent compte qu’il faudra faire quelque chose pour trouver le même niveau de satisfaction dans la collaboration avec l’employeur dans 3 à 5 ans. Le coronavirus a encore accéléré cette tendance mais le passage à l’action n’a bien souvent pas encore été fait. »

Trop peu d’initiatives

Malgré le fait que 2 travailleurs sur 3 pensent que la motivation au travail sans agir n’est pas durable, rares sont ceux qui entreprennent quoi que ce soit pour changer. Les chiffres montrent même que les initiatives prises sont moins nombreuses qu’en 2018. 1 sur 3 pense certes à sa carrière, mais ne s’occupe pas activement de son avenir. Si un projet se présentait, 25 % se porteraient candidats à une fonction interne supérieure à la leur. Un résultat à nouveau supérieur à celui observé deux ans plus tôt.

Talents cachés

18 % des répondants pensent que leur employeur ignore leur potentiel. La moitié disent que leur employeur connaît leurs points forts et leurs points faibles. ll reste donc une grande marge de progression.

Graphique 2 : Affirmations dans le cadre de la motivation des travailleurs

« Le fait que près d’un collaborateur sur 5 affirme que son employeur ne connaît pas ses capacités mérite que l’on se penche sur la question. Le point positif de cette situation est que les employeurs peuvent encore découvrir jusqu’à 18 % de potentiel parmi leur propre personnel », estime Tom Vlieghe.

La solution : la rotation interne des postes

Acerta appelle les entreprises à miser davantage sur la rotation interne des postes avec des collègues occupant (temporairement) la fonction d’un autre. Tom Vlieghe : « Même si l’ownership est individuel, l’employeur peut jouer un rôle important dans la facilitation et la stimulation de la motivation durable. Et les possibilités pour abaisser les seuils d’accès dans ce cas existent bel et bien. Il est bien sûr normal de communiquer par exemple d’abord les offres d’emploi en interne, mais ce n’est pas tout : enrichissement des tâches, rotation des jobs, … Laissez par exemple les collègues occuper la fonction des uns et des autres, si nécessaire temporairement. La mobilité interne est aussi encore trop souvent considérée à court terme. Pourtant, la stimulation et le développement des propres travailleurs sont très importants pour aider de nombreuses entreprises à conserver leurs meilleurs profils sur un marché du travail tendu. »

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