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La moitié des employeurs reconnaissent que la charge de travail est élevée

Près de la moitié des travailleurs belges estiment que la pression sur le lieu de travail est trop élevée. Force est de constater que les employeurs le confirment en grande partie. Eux aussi indiquent que la pression sur le lieu de travail a augmenté ces dernières années. C’est ce que révèle une étude menée par le prestataire de services RH Acerta, en collaboration avec le Panel citoyen Bpact et Indiville, auprès de 2000 travailleurs et de plus de 600 entreprises.

L’étude montre que 45,9 % des travailleurs jugent la charge de travail trop élevée. Chez les employeurs, ce chiffre est presque aussi élevé : 45,7 %. Par ailleurs, plus de la moitié des travailleurs (54,9 %) affirment que la charge de travail a augmenté au cours de l’année écoulée. 47,2 % des employeurs partagent cet avis.

Les travailleurs et les employeurs s’accordent à dire que la pénurie de main-d’œuvre est la principale cause de l’augmentation de la charge de travail. Par ailleurs, les tâches et responsabilités supplémentaires contribuent également à accroître la pression sur le lieu de travail.

Les entreprises misent davantage sur le bien-être

De nombreuses organisations tentent de réduire la pression sur le lieu de travail grâce à des mesures axées sur le bien-être. Ainsi, près de 7 entreprises sur 10 proposent des conditions de travail flexibles permettant aux travailleurs de mieux répartir la charge de travail. Par ailleurs, plus de 71 % des employeurs affirment vouloir proposer un travail porteur de sens.

Les employeurs se concentrent principalement sur une plus grande autonomie et une plus grande marge de manœuvre pour prendre des décisions. Les travailleurs estiment également qu’il s’agit de la principale source de satisfaction professionnelle. La diversité des tâches figure également en bonne place parmi les priorités des travailleurs, même si les employeurs y accordent moins d’attention.

Le risque de burn-out demeure

Malgré une charge de travail élevée, 69 % des travailleurs affirment se sentir bien dans leur emploi. La situation reste toutefois préoccupante pour beaucoup. Près d’un quart des travailleurs indiquent avoir l’impression d’être proches du burn-out.

Selon l’étude, les mesures prises par les employeurs sont utiles, mais ne résolvent pas tous les problèmes. C’est pourquoi il est toujours essentiel de prêter attention au bien-être et à la prévention.

Réintégration des malades de longue durée

Au cours de l’année écoulée, près d’un employeur sur cinq a dû gérer le retour d’un collaborateur en congé maladie de longue durée. Dans la plupart des cas, cela s’est fait dans le cadre d’un parcours officiel de réintégration.

Les employeurs sont généralement satisfaits de leur approche. Près de 7 entreprises sur 10 s’attribuent une note d’au moins 7 sur 10 pour leurs efforts en matière de réintégration.

Selon Anne-Sophie Bialas, experte en réintégration chez Acerta, une approche claire reste essentielle. Elle souligne que les employeurs doivent investir dans le bien-être et dans une bonne politique de réintégration. Cela permet aux travailleurs de rester plus longtemps au travail et augmente les chances d’un retour réussi après une maladie. « Il est essentiel de miser sur le bien-être et la réintégration afin de maintenir l’engagement des travailleurs sur le long terme », explique Anne-Sophie Bialas. Elle est convaincue qu’une politique claire, assortie d’accords clairs, augmente les chances d’un retour durable au travail.