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Seuls 36 % des Belges parlent de la fraude en ligne

De nombreux Belges préfèrent ne pas aborder le sujet de la fraude en ligne. C’est ce que révèle une nouvelle étude menée par Febelfin, en collaboration avec le panel citoyen Bpact et Indiville. Force est de constater que les gens éprouvent plus de honte face à la fraude en ligne qu’à un cambriolage. Les experts s’en inquiètent, car le silence peut mettre d’autres personnes en danger.

La honte fait taire les gens

L’étude révèle que 64 % des Belges auraient honte s’ils étaient victimes de fraude en ligne. Ce chiffre n’est que de 20 % en cas de cambriolage. C’est pourquoi les gens en parlent moins. Seuls 36 % partageraient une telle expérience avec d’autres, un chiffre qui grimpe à 60 % en cas de cambriolage.

Selon Karel Baert, CEO de Febelfin, la honte pousse les gens à se taire. « Ce sentiment entretient le silence. Or, c’est précisément ce silence qui rend les autres plus vulnérables. » Il affirme qu’il est important de parler davantage de la fraude, afin d’avertir les autres.

Les jeunes sont ceux qui en parlent le moins

Ce sont surtout les jeunes âgés de 16 à 30 ans qui parlent peu de la fraude en ligne. Ils éprouvent davantage de honte et pensent plus souvent que cela ne leur arrivera pas. Ainsi, 27 % des 16-30 ans pensent qu’ils n’en seront pas victimes, contre 14 % chez les plus personnes âgées.

Cette attitude rend les jeunes particulièrement vulnérables. Ceux qui pensent que cela ne peut pas leur arriver et qui n’en parlent pas n’aident pas non plus les autres à reconnaître la fraude.

Parler aide

Pourtant, de nombreux Belges pensent qu’il est utile d’en parler. Entre 78 % et 84 % estiment que le partage d’expériences aide à devenir plus fort et à reconnaître plus rapidement la fraude, ce qui permet aux autres de faire de meilleurs choix en ligne.

Selon Karel Baert, c’est là que réside le défi : « Nous devons briser le tabou et impliquer davantage les gens. » Il souligne que les gens sont prêts à écouter et à apprendre, mais que le pas à franchir pour en parler d’eux-mêmes est encore trop grand.

Une campagne pour briser le tabou

C’est pourquoi Febelfin lance une nouvelle campagne : « Fraude en ligne : brisez le silence, partagez votre expérience ». Grâce à cette initiative, l’organisation souhaite encourager les gens à partager leur histoire afin que la fraude en ligne fasse moins de victimes.